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L’IA rapporte-t-elle vraiment ? Les entreprises européennes peinent à transformer leurs investissements en valeur, selon ISG

L'IA rapporte-t-elle vraiment ? Les entreprises européennes peinent à transformer leurs investissements en valeur, selon ISG

L’IA rapporte-t-elle vraiment ? Les entreprises européennes peinent à transformer leurs investissements en valeur, selon ISG

L’intelligence artificielle est partout dans les entreprises européennes, mais elle ne remplit pas encore les caisses. C’est le constat d’une nouvelle étude du cabinet Information Services Group (ISG), publiée le 5 novembre 2026. Selon ce travail, les performances et l’adoption de l’IA dépassent les attentes, alors que les retombées commerciales et financières restent à la traîne. Le sujet sera au coeur de l’ISG AI Impact Summit Paris 2026, qui se tiendra les 9 et 10 novembre au Pullman Paris Tour Eiffel.

D’un côté, les outils d’IA se déploient vite dans les bureaux, les usines et les centres d’appels. De l’autre, beaucoup de directions générales se demandent encore où sont les gains concrets. L’étude d’ISG met des mots sur ce malaise et le sommet parisien doit proposer des réponses pratiques, avec des cas d’usage et des retours d’expérience concrets.

Ce que dit vraiment l’étude ISG

ISG est un cabinet mondial de recherche et de conseil centré sur l’intelligence artificielle, partenaire de plus de 900 clients selon le cabinet. Sa nouvelle étude porte sur la façon dont les entreprises européennes adoptent l’IA et ce qu’elles en retirent vraiment.

La conclusion tient en deux phrases. D’abord, les performances et l’adoption de l’IA dépassent les attentes. Les équipes utilisent les outils, les projets se multiplient et les usages se diffusent plus vite que prévu. Ensuite, les retours commerciaux et financiers sont à la traîne. Autrement dit, l’IA fonctionne, mais elle ne se traduit pas encore en résultats mesurables dans les comptes.

Pierre Moulin, directeur chez ISG et président de l’ISG AI Impact Summit Paris, résume le problème ainsi : « Les études d’ISG montrent que de nombreuses entreprises peinent à traduire les gains de productivité issus de l’IA en résultats commerciaux. » La formule est prudente, mais elle pointe un décalage que beaucoup de responsables reconnaissent en privé : les pilotes marchent, le passage à grande échelle coince.

Le paradoxe : une adoption rapide, des résultats lents

Ce paradoxe n’est pas propre à l’Europe, mais il s’y voit particulièrement bien. Les entreprises ont investi massivement dans des licences, des infrastructures et des équipes dédiées. Les salariés, eux, ont adopté les assistants d’écriture, les outils de synthèse et les agents conversationnels, parfois avant même que leur direction ne les y invite. L’usage est là, la valeur reste floue.

Plusieurs raisons expliquent ce décalage. D’abord, beaucoup de projets restent des expériences isolées. Un service teste un outil, un autre en teste un deuxième, mais personne ne relie ces essais à une stratégie commune. Ensuite, les données sont souvent dispersées dans des systèmes qui ne se parlent pas, ce qui limite ce que l’IA peut vraiment faire. Enfin, les processus de travail n’ont pas changé : on ajoute un outil d’IA à une organisation qui fonctionne comme avant, puis on s’étonne que les résultats ne suivent pas.

Il y a aussi une question de mesure : un gain de temps ne devient un résultat commercial que si l’entreprise sait quoi en faire, et sans indicateur clair dès le départ, un projet d’IA peut sembler utile sans jamais prouver sa valeur.

Un sommet parisien pour trouver des réponses

L’ISG AI Impact Summit Paris 2026 se tiendra les 9 et 10 novembre au Pullman Paris Tour Eiffel. L’événement réunira des dirigeants du groupe Adecco, d’ArianeGroup, du Cigref, de Lagardère Travel Retail, de Linxens, de Pfizer, de Philip Morris International, de Thales et de WPP. Le programme est construit autour d’une question simple : comment passer de l’expérimentation à la valeur mesurable ?

Le sommet s’ouvrira par un discours de Pierre Matuchet, du groupe Adecco, chargé de l’informatique et de la transformation numérique. La session intitulée « La valeur commerciale de l’IA : des cas d’utilisation aux résultats d’entreprise mesurables » explorera comment les organisations peuvent identifier les cas d’usage à forte valeur ajoutée, mettre en place une gouvernance, repenser leurs processus et mesurer les retombées.

Une table ronde réunira ensuite Laurent Gallo, directeur des données chez ArianeGroup, Jessica Gold, responsable de l’IA chez Lagardère Travel Retail, et Erbin Lim, directeur de l’ingénierie chez Pfizer. Ils discuteront de la façon de sélectionner et de déployer à grande échelle les initiatives d’IA les plus rentables. Henri Dagrain, délégué général du Cigref, clôturera la première journée. La deuxième journée examinera comment les priorités évoluent, de l’expérimentation vers la valeur mesurable, avec aussi la durabilité des infrastructures et l’adoption responsable.

Ce que les entreprises doivent changer pour passer à l’échelle

Le message de l’étude ISG n’est pas un appel à ralentir les investissements dans l’IA. C’est plutôt un appel à les structurer. Trois chantiers reviennent dans le programme du sommet.

Le premier chantier concerne les fondations. Avant de multiplier les projets, il faut des données fiables, accessibles et bien gouvernées. Sans cette base, chaque nouveau cas d’usage repart de zéro et coûte plus cher que prévu. Le deuxième chantier concerne les modèles opérationnels : qui décide, qui finance, qui mesure, et comment un pilote qui marche devient un service déployé dans toute l’entreprise. Le troisième chantier concerne la mesure elle-même : définir dès le départ ce qu’un projet doit rapporter, en temps gagné, en qualité de service ou en chiffre d’affaires, puis suivre cet indicateur honnêtement.

Pour les entreprises françaises, le rendez-vous parisien arrive à un bon moment. Beaucoup d’entre elles ont passé les deux dernières années à tester l’IA. La question n’est plus de savoir si l’IA peut aider, mais de savoir où elle aide vraiment et combien cela rapporte. Les réponses du sommet donneront une indication utile pour tout le marché.

Frequently Asked Questions

Que révèle l’étude ISG sur l’IA en entreprise ?

L’étude d’Information Services Group, publiée le 5 novembre 2026, révèle que l’adoption de l’IA dépasse les attentes dans les entreprises européennes, mais que les retours commerciaux et financiers sont à la traîne. Beaucoup d’entreprises peinent à traduire ces gains de productivité en résultats mesurables.

Quand et où se tient l’ISG AI Impact Summit Paris 2026 ?

Le sommet se tiendra les 9 et 10 novembre 2026 au Pullman Paris Tour Eiffel. Il réunira des dirigeants d’Adecco, d’ArianeGroup, du Cigref, de Lagardère Travel Retail, de Linxens, de Pfizer, de Philip Morris International, de Thales et de WPP.

Pourquoi l’IA ne rapporte-t-elle pas encore assez aux entreprises ?

Selon les analyses présentées par ISG, les projets restent souvent des expériences isolées, les données sont dispersées et les processus de travail n’ont pas changé. Sans objectif précis, sans gouvernance claire et sans indicateur de mesure dès le départ, les gains de temps ne se transforment pas en résultats commerciaux visibles.

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