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AQQI lève 4 millions d’euros : l’assistant IA qui veut simplifier l’achat immobilier en France

AQQI lève 4 millions d’euros : l’assistant IA qui veut simplifier l’achat immobilier en France

Acheter un logement en France ressemble souvent à un deuxième travail : éplucher des annonces, appeler des agences, organiser des visites, réunir des documents. C’est ce parcours que la start-up française AQQI veut alléger. L’entreprise a annoncé une levée de 4 millions d’euros en pre-seed, pour accélérer son assistant IA destiné aux acquéreurs.

Le tour est mené par Axeleo et Aquiti, avec la participation de Kima Ventures, de Pierre Kosciusko-Morizet, de 50 Partners et de Nicolas Steegmann. Pour une jeune société fondée début 2026, ce montant marque un démarrage remarqué.

Ce que fait l’assistant AQQI

AQQI ne se présente pas comme un simple moteur de recherche d’annonces. Son assistant IA est conçu pour suivre un projet d’achat dans la durée. L’acquéreur définit ses critères, par exemple le budget, la zone, la surface ou le type de bien, puis choisit les démarches qu’il accepte de déléguer. L’assistant garde le contexte du projet en mémoire, ce qui lui permet de s’adapter quand les critères évoluent ou quand une visite change la donne.

Concrètement, selon la start-up, l’outil peut trier les alertes immobilières, repérer les annonces qui correspondent vraiment aux critères, recueillir des informations auprès des professionnels, organiser des visites et aider au suivi des démarches administratives liées à l’acquisition. L’idée n’est pas de décider à la place de l’acheteur, mais de lui retirer les tâches répétitives. L’utilisateur garde la main sur les décisions, notamment le choix final du bien et les conditions de l’offre.

Un parcours d’achat qui coûte cher en temps

Selon les observations partagées par AQQI, les acquéreurs consacrent en moyenne 150 heures à leur projet d’achat et échangent plus d’une centaine de messages et d’appels avec les différents interlocuteurs. Ces chiffres viennent de la start-up elle-même, il faut donc les lire comme un ordre de grandeur, pas comme une mesure officielle du marché. Ils décrivent pourtant une réalité que beaucoup d’acheteurs reconnaissent : l’achat immobilier demande du temps, de l’organisation et une patience certaine.

La start-up affirme que sa solution permet déjà de réduire de 75 pour cent les tâches chronophages du parcours d’achat. Là encore, il s’agit d’une affirmation de l’entreprise, issue de ses premiers tests, et non d’une étude indépendante. Elle donne toutefois une idée de l’ambition du produit : ne pas simplement afficher plus d’annonces, mais faire baisser le volume de travail administratif qui entoure chaque achat.

Les premiers tests ont été menés auprès de plusieurs dizaines d’utilisateurs en Île-de-France, à Bordeaux et à Marseille. La prochaine étape annoncée consiste à ouvrir progressivement la solution à 1 000 acquéreurs, avant un lancement grand public prévu début 2027. Ce calendrier progressif est classique pour un produit qui touche à des décisions financières importantes : il vaut mieux corriger les erreurs sur un petit groupe que de les découvrir à grande échelle.

Deux fondateurs venus de la location immobilière

AQQI a été fondée début 2026 par Alexandre Ducoeur Martins et Julie de la Porte des Vaux. Les deux entrepreneurs se connaissent bien : ils ont travaillé ensemble pendant plus de six ans chez Studapart, une plateforme de location immobilière. Alexandre Ducoeur Martins en est le fondateur et l’a développée jusqu’à sa cession pour plus de 55 millions d’euros, selon les informations communiquées à l’occasion de l’annonce. Julie de la Porte des Vaux y a dirigé le produit, puis structuré les pôles marketing et opérations, avant d’en prendre la direction générale.

Ce passé commun explique en partie le positionnement d’AQQI. Les fondateurs ne découvrent pas l’immobilier avec l’IA : ils ont déjà géré une plateforme qui mettait en relation des locataires et des propriétaires, avec ses vérifications, ses échanges et ses frictions. Leur pari est que les assistants IA personnels permettent désormais d’aller plus loin que les outils classiques, en prenant en charge des démarches entières plutôt qu’en se limitant à afficher des informations.

L’équipe compte aujourd’hui neuf collaborateurs. Deux recrutements sont prévus pour structurer le pôle opérations et soutenir le déploiement.

Les agents immobiliers aussi concernés

AQQI insiste sur un point souvent oublié dans les discours sur l’automatisation : son outil est aussi pensé pour les professionnels. La start-up travaille déjà avec une dizaine de partenaires du secteur. Pour un agent immobilier, l’assistant peut faciliter la qualification des acquéreurs, la vérification de leur solvabilité et l’organisation des visites, en transmettant des dossiers qualifiés et des disponibilités recueillies en amont.

L’outil fonctionne en continu, jour et nuit, et assure la coordination entre les étapes du projet jusqu’à la transaction. L’objectif affiché est clair : réduire les démarches administratives pour que les agents consacrent davantage de temps au conseil et à l’accompagnement de leurs clients.

Ce que cette levée dit du marché français de l’IA

L’annonce d’AQQI illustre une tendance de fond : l’IA se spécialise par métier, au lieu de rester généraliste. Plutôt que de construire un chatbot qui répond à tout, de plus en plus de start-up construisent des assistants dédiés à un secteur précis, avec ses règles, ses documents et ses interlocuteurs. L’immobilier s’y prête bien, car le parcours d’achat combine recherche, vérification, coordination et administration. Si l’assistant tient ses promesses, il peut devenir un compagnon utile. S’il se contente de reformuler des annonces, il n’apportera pas grand-chose de plus que les portails existants.

La start-up affiche une ambition forte : accompagner, d’ici trois ans, un tiers des transactions immobilières dans les zones où elle sera présente. C’est un objectif ambitieux pour une entreprise qui n’a pas encore ouvert son produit au grand public. Il faudra suivre les prochaines étapes, notamment le passage aux 1 000 acquéreurs, puis le lancement de début 2027, pour juger si cette trajectoire est réaliste. AQQI présentera aussi sa solution au salon RENT, les 4 et 5 novembre 2026, sur le stand F86.

Frequently Asked Questions

Qu’est-ce qu’AQQI exactement ?

AQQI est une start-up française fondée début 2026 qui développe un assistant IA personnel dédié à l’achat immobilier. L’outil aide l’acquéreur à trier les annonces, à organiser les visites et à suivre les démarches administratives, tout en lui laissant la décision finale.

Combien AQQI a-t-elle levé, et auprès de qui ?

AQQI a annoncé une levée de 4 millions d’euros en pre-seed, menée par Axeleo et Aquiti, avec la participation de Kima Ventures, de Pierre Kosciusko-Morizet, de 50 Partners et de Nicolas Steegmann, selon le communiqué repris par la presse spécialisée.

Quand le grand public pourra-t-il utiliser AQQI ?

La solution a d’abord été testée par plusieurs dizaines d’utilisateurs en Île-de-France, à Bordeaux et à Marseille. Elle doit s’ouvrir progressivement à 1 000 acquéreurs, avant un lancement grand public prévu début 2027, selon la start-up.

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